Doctorant (H/F) sur la modélisation physique de la mobilité active par fortes chaleurs
Sujet de thèse :
Modélisation physique de la mobilité active par fortes chaleurs
Contexte
Les mobilités actives, à l'image de la marche et du vélo, sont des modes de transport à promouvoir dans le cadre de la transition écologique, mais elles sont particulièrement exposées aux conditions climatiques, et notamment aux vagues de chaleur dont l'intensité et la fréquence s'accroîtront encore avec le changement climatique. D'où la question de l'adaptation de l'espace urbain et de l'aménagement des infrastructures urbaines pour rendre les villes et les modes actifs plus résilients face à ces changements. Diverses solutions de rafraîchissement (comme la végétalisation ou l'installation de brumisateurs à l'air libre ou d'ombrières) ont certes été proposées, mais elles ont un effet local, hétérogène dans l'espace et leur impact sur les déplacements piétons et actifs est encore incertain.
Objectifs
Dans le cadre d'une collaboration avec la Faculté d'Architecture et d'Urbanisme de l'Université de SaoPaulo, le projet aspire à éclairer ce défi majeur en l'explorant à travers le prisme de la modélisation physique de la mobilité, résolue à l'échelle des trajectoires individuelles.
Missions
Le doctorant ou la doctorante s'appuiera sur les modèles d'agents pour la dynamique piétonne récemment mis au point dans l'équipe hôte et en poursuivra le développement pour intégrer l'effet des conditions micro‑climatiques. Ce cadre de modélisation est ancré dans un couplage entre une couche mécanique (locomotion) et une couche décisionnelle, rendant compte des effets d'anticipation et du confort de marche local. En prenant appui sur ce cadre, la personne recrutée optimisera l'aménagement de l'espace public et la disposition des solutions de rafraîchissement, en cherchant à identifier de bonnes pratiques faciles à mettre en place. À terme, une plateforme sera mise au point pour simuler l'impact de diverses solutions de rafraîchissement sur les flux piétons et actifs et mise à disposition des collectivités. En plus du volet de modélisation, la thèse comporte également une partie expérimentale, dédiée à la réalisation d'expériences en lien avec le sujet et la collecte de données de terrain pour des études de cas, en France et à l'étranger. Les discussions avec les services techniques seront encouragées.
Compétences demandées
- Un Master en Physique, Mathématiques Appliquées, Ingénierie ou Informatique
- De solides compétences en programmation
- Un intérêt réel pour la lutte contre les effets du changement climatique et/ou la résilience urbaine
- Un niveau d'autonomie raisonnable et une dilection pour l'exploration des nouvelles interfaces entre domaines
- Parler français couramment pourrait être un atout pour les discussions avec les partenaires opérationnels, mais ce n'est pas requis.